vendredi 23 décembre 2016

Chapitre 5 De la morsure, et des moyens à employer à l’égard des femmes de différents pays.


Tous les endroits du corps qui peuvent être baisés sont aussi



les endroits qui peuvent être mordus, sauf la lèvre supérieure,



l’intérieur de la bouche et les yeux.


Les qualités requises pour de bonnes dents, c’est qu’elles
soient égales, d’un brillant agréable à l’œil, susceptibles d’être
coloriées, de proportions convenables, intactes, et que l’extrémité
en soit fine.

Par contre, sont défectueuses :

les dents ébréchées, déchaussées,
rudes, molles, grandes, ou mal plantées.

Les différentes sortes de morsures sont comme suit :

La morsure cachée.

La morsure qui ne se révèle que par l’excessive rougeur de la
peau mordue s’appelle la morsure cachée.
La morsure enflée.
Lorsque la peau est déprimée des deux côtés, cela s’appelle
la morsure enflée.
Le Point.

Lorsqu’une petite portion de la peau est mordue avec deux
dents seulement, cela s’appelle le Point.
La ligne de Points.
Lorsque de petites portions de la peau sont mordues avec
toutes les dents, cela s’appelle la ligne de points.
Le corail et le joyau.
La morsure qui` est faite avec les dents et les lèvres réunies
s’appelle le corail et le joyau. La lèvre est le corail, et les dents
le joyau.

La ligne de joyaux.
Lorsque la morsure est faite avec toutes les dents, cela s’appelle
la ligne de joyaux.
Le nuage brisé.
La morsure dont les marques en forme de cercle sont inégales,
ce Qui provient de l’espacement des dents, s’appelle le
nuage irisé. On l’imprime sur les seins.

La morsure du sanglier.
La morsure qui consiste en plusieurs larges rangées de
marques, l’une près de l’autre, et avec des intervalles rouges,
s’appelle la morsure du sanglier. On l’imprime sur les seins et
sur les épaules. Ces deux derniers modes de morsure sont particuliers
aux personnes de passion intense.

C’est sur la lèvre inférieure que se font la morsure cachée, la
morsure enflée et le point ; la morsure enflée se fait encore sur
la joue, ainsi que le corail et le joyau. Le baiser, la pression
avec les ongles et la morsure sont les ornements de la joue
gauche ; et quand il est question de joue, c’est la joue gauche
qu’il faut entendre.

La ligne de points et la ligne de joyaux doivent toutes deux
être imprimées sur la gorge, l’aisselle et les jointures des
cuisses ; mais la ligne de points seule doit être imprimée sur le
front et les cuisses.

Si l’on marque avec les ongles, ou si l’on mord les objets suivants,
savoir : un ornement du front, un ornement d’oreille, un
bouquet de fleurs, une feuille de bétel ou une feuille de tamala,
qui sont portés par une femme aimée ou lui appartiennent, cela
signifie désir de jouissance.

Ici finissent les différentes sortes de morsures.
En matière d’amour, un homme doit s’étudier à faire des
choses agréables aux femmes des divers pays.
Les femmes des contrées centrales (c’est-à-dire entre le
Gange et le Djoumnah) sont d’un caractère noble, non accoutumées
aux pratiques désagréables ; elles répugnent à la pression
des ongles et à la morsure.

Les femmes du pays de Balhika se laissent gagner par qui les
frappe.
Les femmes d’Avantika aiment les plaisirs grossiers, et n’ont
pas de bonnes moeurs.
Les femmes du Maharashtra aiment à pratiquer les soixantequatre
arts ; elles articulent des mots bas et malsonnants et
veulent qu’on leur parle de même ; elles sont enragées de
jouissance.
Les femmes de Pataliputra (c’est-à-dire la moderne Patna)
sont du même tempérament que celles du Maharashtra, mais
elles n’expriment leurs désirs qu’en secret.
Les femmes du pays de Dravida, si bien frottées et comprimées
qu’elles puissent être au moment de la jouissance
sexuelle, ont l’émission du sperme très lente : c’est-à-dire
qu’elles sont très lentes à parfaire le coït.

Les femmes de Vanavasi sont modérément. passionnées ;
elles aiment toute espèce d’amusement, couvrent leurs corps,
et réprimandent ceux qui disent des mots bas, grossiers et
malsonnants.

Les femmes d’Avanti haïssent le baiser, la marque avec les
ongles et la morsure ; mais elles affectionnent différentes
sortes d’unions sexuelles.
Les femmes de Malwa aiment l’embrassement et le baiser,
mais sans blessure, et elles se laissent gagner par qui les
frappe.

Les femmes d’Abhira, et celles du pays entre l’Indus et les
cinq rivières (c’est-à-dire le Pendjab), sont folles de l’Auparishtaka
ou congrès buccal.
Les femmes d’Aparatika sont pleines de passion ; elles font
entendre lentement le son de « Sitt ».

Les femmes du pays de Lat ont les désirs plus violents encore,
et elles font aussi entendre le son de « Sitt ».

Les femmes du Stri Rajya et de Koshola (Oude) sont pleines
d’impétueux désirs ; leur sperme s’émet en grande quantité, et
elles aiment à se droguer pour faciliter cette émission.
Les femmes du pays d’Andhra ont des corps tendres ; elles
aiment à se divertir et sont portées aux plaisirs sensuels.
Les femmes de Ganda ont le coeur tendre et parlent
doucement.

Maintenant, si l’on s’en rapporte à Suvamana ha, les convenances
de nature de telle ou telle personne, prise en particulier,
importent plus que les usages généraux du pays entier, et
conséquemment ces usages ne doivent pas être suivis dans tel
ou tel cas donné. Les divers plaisirs, l’habillement, les exercices
et divertissements d’un pays finissent par être empruntés
par un autre, et l’on doit, dans le cas en question, les considérer
comme originaires de ce pays même.

Des choses mentionnées plus haut, savoir : l’embrassement,
le baiser, etc., on doit faire d’abord celles qui accroissent la
passion ; on fera ensuite celles qui n’ont pour objet que l’amusement
ou la variété.
Il y a aussi, là-dessus, quelques versets dont voici le texte :
« Quand un homme mord violemment une femme, elle doit le
lui rendre furieusement avec deux fois autant de force. Ainsi,
pour un point elle rendra une ligne de points, et Pour une ligne
de Points un nuage basé ; et si elle est très surexcitée, elle entamera
immédiatement une querelle d’amour.

En même temps
elle saisira son amant par les cheveux, lui fera courber la tête,
baisera sa lèvre inférieure, et alors, enragée d’amour, fermant
les yeux, elle le mordra en divers endroits.
Même le jour et dans un lieu fréquenté, si son amant lui
montre quelque marque qu’elle peut avoir imprimée sur son
corps, elle sourira à cette vue, et, tournant son visage comme
si elle allait l’invectiver, elle lui montrera d’un air irrité, sur
son propre corps, les marques que lui-même a pu y faire. Ainsi
donc, si hommes et femmes agissent au gré les uns des autres,
leur amour mutuel ne subira aucune diminution, fût-ce pendant
un siècle. »

 Bientôt


Chapitre 6


Des différentes manières de se coucher, et


des diverses sortes de congrès.

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